LA CE VEUT QUE L'OCTROI D'UNE AIDE SOIT OBLIGATOIRE À CEUX QUI DÉMARRENT UNE EXPLOITATION COMME PRÉVU PAR LA RÉFORME DE LA PAC.

Le chef de l'agriculture de la CE, Dacian Ciolos, a expliqué lors d'une conférence organisée par le Conseil européen des jeunes agriculteurs qu'il y a ceux qui préconisent que ces subventions soient volontaires et ont averti que “l'objectif politique de la mesure serait sérieusement affaibli si elle n'était pas obligatoire pour tous les États membres”.
Les problèmes des jeunes agriculteurs “ils n'ont pas de frontières”, le commissaire a souligné. Ciolos a averti que faire l'aide facultative “signifierait en quelque sorte accepter qu'il y ait des discriminations” par nationalité ou par lieu où se trouve l'installation.

Le commissaire a encouragé les organisations agraires à faire pression pour la réforme de la PAC, actuellement en négociation, garantir la concession obligatoire de ces paiements.

La proposition de réforme de la PAC prévoit “augmenter le niveau des paiements directs pendant les cinq premières années d'activité des jeunes agriculteurs qui s'installent”, a expliqué le commissaire.

Deux tiers des agriculteurs européens ont plus de 55 années, une situation qui inquiète Bruxelles, car au cours de la dernière décennie, l'UE a perdu plus de 3 millions d'emplois dans le secteur.

La nouvelle aide proposée par la Commission, qui permettrait d'obtenir un paiement complémentaire du 5 % pour cinq ans, bénéficierait aux agriculteurs sous 40 années.

La réforme bruxelloise propose des subventions pour les premières installations et la reprise des activités des agriculteurs qui partent à la retraite, ainsi que de faciliter l'accès des agriculteurs aux prêts bancaires.